13/09/2011

Jour - Osaka 2


Hier soir, nous sommes allées manger dans un petit resto. Je pensais que ca pourrait me plaire, brochettes grillées à la sauce soja, c'était tentant, d'autant plus que c'est ce que je choisi dans les restaurants japonais français. Grossière erreur. D'abord, leurs brochettes sentent vraiment bon. Méfiez vous des apparences. On nous a servi des abats, de la graisse de poulet et des boulettes... Résultat, j'ai mangé le poulet normal et surement du foi ... j'étais écœurée. Mais il faut se nourrir, on marche beaucoup, on se dépense, il faut donc récupérer des forces. Et puis, nous avons bien fait de sortir, un petit vieux m'a fait une déclaration d'amour en pleine rue! Nous avons acheté deux trois mangas, et sommes finalement rentrées.

***

Le matin, nous nous sommes réveillées à 8h30, avec la ferme intention de visiter cet aquarium dont tout le monde fait l'éloge. Après nous être perdues dans la gare (encore une fois) nous finissons par trouver le chemin, et la mer! Quoi de mieux que de construire l'aquarium au bord de mer. Nous faisons d'une pierre deux coups. J'adore la mer, d'habitude, je la repère deux heures avant avec l'odeur du sel. Mais le manque de vent doit me faire défaut. Nous visitons donc l'aquarium, c'est magnifique, mais je dois avouer que quelque chose me chiffonne et a tendance à gâcher mon plaisir... Les gens d'Osaka sont de vraies... brutes. Ils poussent, ils passent, ils doublent, ils bousculent, ils mettent le flash malgré l'interdiction, ils ne retiennent pas leurs enfants, qui courent, hurlent et bousculent plus encore que les parents. C'est QUOI ce bordel? Si j'avais osé faire le quart de ce qu'ils ont fait hier, mon père m'aurait foutu une fessée déculottée histoire de me montrer qui est le patron...
Si, encore, ce n'était qu'à l'aquarium. Mais en fait, c'est partout. Dans le train, quand on fait la queue, au combini, au restaurant... des monstres quoi. Très franchement, j'ai faillit mettre deux trois calottes... Surtout qu'il fait hyper chaud, que les gens sont tous moites et que les toucher me dégoute.
Petit détail quand même, l'aquarium offre la possibilité de câliner les raies et les requins. Ce que nous faisons, même si, je dois l'avouer, je ne suis pas sure qu'une raie et qu'un requin aiment se faire câliner, mais c'est mon opinion.
L'aquarium et la boutique souvenir faite, nous cherchons de quoi manger. En bas, un spectacle de rue distribue les taku-san en ballon à des enfants geignards. Je manque de m'approcher pour en avoir un, mais ce serait encore moins raisonnable que d'emmener Maurice en France. D'ailleurs, je me demande comment se porte mon poisson...
Nous avalons de quoi nous sustenter sur le pouce, et faisons les magasins (nous nous trouvons dans une sorte de centre commercial, face à l'aquarium). Les boutiques sont constituées de o-miyage (sortes de boites souvenirs - de bouffe - que l'on rapporte à sa famille et ses collègues lors d'un séjour intra-japon). N'ayant ni famille, ni collègue, et n'habitant pas le Japon, nous n'en achetons pas. Cependant, c'était des plus agréable à visiter. Des souvenirs One piece un peu partout, je suppose après coup que l'auteur vient d'Osaka, et des boutiques spéciales ninja, spéciales pirates, spéciales pop corn, spéciales statuettes plus tard, nous filons prendre le train.
Nous descendons à la gare du château d'Osaka, les bras lourds de souvenirs, et visitons ce qui me semble être la plus belle chose vue depuis le début de notre périple. Le château est immense, blanc, doré, immense, finement ouvragé, et immense aussi. Après les pyramides d'Egypte, les musées Français, la Sagrada Familia d'Espagne : les châteaux Japonais! Et je ne sais lequel me plait le plus.
Nous montons, avec le plaisir de la ristourne pour les étrangers, et observons le décor. Il fait un peu de vent, il fait bon. Marine prend ses photos, j'observe, je lis. J'adore. Nous redescendons enfin vers l'hôtel. Je dis redescendons car la pente est raide, autant pour descendre que pour monter. Il fait une chaleur à mourir maintenant que le vent ne vient plus nous rafraichir. Nous allons manger dans un petit resto traditionnel ce soir encore, j'opte pour une soupe miso, du riz blanc, du poulet pané, marine un steak à l'ail et des knackis en plastiques. Elle pu l'ail même de dos. La nuit promet d'être longue!
Après le repas, nous partons en direction du 7eleven, petit combini (ouvert donc, 24/24) pour retirer des sous. Epic fail, again. Nous avons l'argent sur le compte, mais la putain de poste de merde (excusez mon langage, mais ils commencent sérieusement à me courir ceux là) refuse de sortir plus de 650€ par semaine. Or, entre les hôtels, les transports et la bouffe, on se retrouve un peu dans le caca en ce moment. Bref, de toute manière, nous ne pouvons pas retirer. Par dépit, nous achetons une bouteille de coca que je dois traîner tout le long de la route. Oui, le combini était à 1 station de métro de chez nous, oui, nous avons digéré en y allant à pieds.

***

Ce matin, réveil à 8h30 (ou sont donc mes nuits enflammées et mes grasses matinées?), j'ai fais les valises hier soir, et ce matin, c'est agressivité vs agressivité. J'ai sommeil, j'ai froid, je ne suis pas du matin. Habituellement, avec marine, on ne commence à communiquer que vers 10h, histoire de pas se taper dessus. Là, départ oblige, on se prend la tête à demi mots. Je gueule contre la clim qu'elle allume, congelée. Finalement, je me lève, les cheveux droits sur le crâne, et j'émerge doucement. Moi qui déteste être brusquée le matin... Le souci, c'est qu'on a vu le bordel pour la gare d'Osaka, et même si notre train n'est qu'à 11h40, on ne sait jamais combien de temps on va se perdre. Marine stresse toujours pour ce genre de détails... bon, ça n'a pas loupé, nous sommes un peu paumées, mais finissons par arriver à bon port une heure et demi à l'avance. Le plus dur reste à faire. Kyoto, c'est un peu notre bordeau, dixit Mine, sauf qu'à bordeau... ils ont le métro. Enfin, je crois. Kyoto, c'est l'ère féodale, notre Albi/ Castres/ Corde sur Ciel international! Ils sont arme au côté et crâne rasé!
Même si j'exagère très légèrement, c'est pour que vous compreniez bien: l'hôtel est paumé, il faut trouver le bon bus, le bon arrêt et tout ça, AVEC les valises, lourdes, les valises. Le fait est que nous savons d'avance que ça va être galère. D'autant plus que nous allons perdre une bonne demi journée avec cette histoire. Si nous devons aller poser les valises et récupérer les clefs, repartir, revenir... ça va être du caca, du vrai. Enfin bon, le caca c'est délicieux, ici c'est le Japon, et même s'il fait chaud, nous nous régalons -presque- tout le temps! Profitons en, et économisons pour ne pas manger des semi!

Julu, en direct de la gare, ou il fait chaud, ou il pu, ou il est toujours pas là le train, ou j'ai plus de batterie, mais tant pis!

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